Le projet Makala
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Contexte socio-économique

L’Afrique, et en particulier l’Afrique centrale, est le seul continent où le bois, comme source d’énergie domestique, va continuer à prendre une part prédominante dans les prochaines décennies. La consommation de bois énergie, liée à une pauvreté urbaine persistante voire en augmentation, reste le principal mode de cuisson et de chauffage dans de très nombreuses villes du continent.

En République Démocratique du Congo, le bois énergie représente 85 % de la consommation énergétique totale du pays. On estime que plus de 60 000 ha de forêts sont exploités par les communautés villageoises riveraines de Kinshasa et par des charbonniers provenant de la ville. L’exploitation de ces forêts permet non seulement d’approvisionner la ville en bois énergie, mais elle constitue également une source de revenus dans un contexte d’extrême pauvreté. On assiste ainsi à une dégradation progressive des écosystèmes forestiers, voire dans certains cas à une déforestation totale dans les espaces périurbains.

Le développement de filières durables d’approvisionnement en bois de chauffe

En RDC, le passage à des sources d’approvisionnement énergétiques comme les énergies fossiles ou l’hydroélectricité, reste une possibilité peu réaliste à court et moyen terme. Le développement de filières durables d’approvisionnement en bois de chauffe constitue donc une étape nécessaire en attendant le rétablissement économique du pays.

Cependant, de nombreux problèmes ont été identifiés qui rendent difficile la transition vers des modèles durables d’exploitation des ressources forestières. Les principaux problèmes sont :

- Un corpus règlementaire et fiscal flou et qui répond mal aux défis de la gestion durable des forêts ;
   
- Des communautés rurales et urbaines mal organisées pour gérer et valoriser les ressources forestières ;
   
- Le manque de données fiables, systématisées et partagées par les institutions concernées ;
   
- La gestion non durable des forêts naturelles dégradées dédiées à la production de bois énergie ;
   
- La faible dynamique existante de développement et de gestion des plantations forestières, notamment en matière de petites plantations villageoises ou privées ;
   
- L’absence de technologies transférables à coût acceptable pour améliorer les faibles performances des procédés de transformation et d’efficacité énergétique ;
   
- Une vision fragmentaire de la gestion durable de la ressource bois énergie en Afrique tropicale humide ;
   
- Le faible niveau des savoirs et savoir-faire, locaux et nationaux.

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